En 1998, le Ministère de l’éducation nationale et de la recherche scientifique du Bénin faisait de l’enseignement technique une priorité nationale. Il demandait à Garneau-International, avec qui il avait déjà travaillé dans les projets Gestion scolaire et agricole et Didactique de la santé, d'appuyer le secteur de la formation technique agricole.

Rappelons que l’agriculture occupe 68 % de la population active béninoise et produit 38% du PIB. Il était donc nécessaire de susciter la création d’entreprises dans ce secteur tout en développant un entrepreneuriat local.

Les compétences en entrepreneuriat étaient alors très peu développées dans les programmes de formation des écoles agricoles. Fort de son expérience au Bénin et de son expertise en entrepreneuriat, le collège François-Xavier-Garneau s’est associé au Centre d’excellence en sciences agricoles et biotechnologiques du Nouveau-Brunswick pour réaliser le projet Formation continue agricole.

De 1999 à 2003, le projet Formation continue agricole a contribué au développement de micro-entreprises par la création de cellules de formation continue en entrepreneuriat et en gestion d'entreprises agricoles dans les quatre écoles agricoles du pays: le Lycée Mèdji de Sékou et les collèges d'enseignement technique agricole de Natitingou, d'Adja-Ouéré et d'Ina.

Des plans d’affaires ont été conçus pour lancer chaque cellule, des modules de formation et des outils pédagogiques ont été développés en production végétale, en production animale, en transformation et en gestion.. Depuis 2003, les cellules travaillent dans leur milieu à diffuser des capsules de formation à la radio. Elles offrent des formations sur mesure sur des techniques agricoles et le développement entrepreneurial à des organisations non gouvernementales et à des groupements paysans. Elles ont aussi mis en place un programme de formation continue pour leurs anciens diplômés. Les diverses interventions des cellules dans leur région ont pu contribuer au développement d’une main d’œuvre agricole plus compétente et mieux outillée pour transformer et mettre en marché les produits locaux.

 

Shé da da ni !

Mi do dagbé a !

Na suba !