Dans le cadre du projet: Formation de formateurs aux nouvelles technologies dans le champ de la gestion financé par l'ACDI par l'intermédiaire de l'Association des Collèges Communautaires du Canada, nous nous sommes rendus à Sao Paulo au Brésil du 9 au 23 mars 2003. Le but du voyage était d'effectuer une étude de faisabilité sur l'implantation de stages de type coopératif ou ATE (Alternance travail-études) en milieu de travail dans le domaine de l'administration.

Nous avons été à même de constater que le lien entre les entreprises brésiliennes et les écoles, en l’occurrence Morumbi Sul et Albert Einstein à Sao Paulo, était pratiquement inexistant. Il nous paraissait donc important de recueillir des données auprès des coordonnateurs des établissements d’enseignement ainsi qu’auprès des entreprises à l’aide d’un questionnaire pré-établi.

Les entreprises rencontrées, qu’elles soient petites, moyennes ou grandes, se sont toutes montrées très intéressées à accueillir des stagiaires et par surcroît à établir un lien plus formel avec les institutions d’enseignement ci-haut mentionnées dans le suivi des stages faits par les étudiants.

Nous demeurons convaincus que le projet va porter fruit. Déjà des ententes de partenariat écoles-entreprises sont en cours.

La réalité quotidienne pour les étudiant-es du niveau « faculdade » (même niveau que le collégial) est de travailler toute la journée pour ensuite suivre des cours le soir. Malheureusement l’étudiant-e ne travaille pas toujours dans son champ d’études. Quand il-elle travaille dans son domaine, il n’y a pas vraiment de suivi fait par la maison d’institution.

En ce qui a trait aux professeur-es et aux coordonnateurs et coordonnatrices des deux institutions visitées, ils-elles doivent absolument posséder deux emplois pour parvenir à leurs besoins étant donné les conditions financières plutôt difficiles. En effet, ils-elles ont pour la plupart un travail durant la journée dans une entreprise et ils enseignent le soir aux écoles ci-haut mentionnées.

À Sao Paulo, une mégapole de 17 millions d’habitants (2 fois la ville de New York) nous avons vécu, à notre arrivée, un choc démographique. Nous avons eu la chance de sillonner plusieurs de ses 90 milles rues caractérisées par un trafic qu’on aurait du mal à imaginer sans y être allé.

Nous avons aussi pu faire un tour de ville durant le week-end pour y voir tous les attraits que des touristes adeptes de culture désirent connaître. La feijoada (plat national du Brésil) a fait partie de nos dégustations, quel délice !!! Il s’agit d’un plat comprenant de la viande qui provient de diverses parties du porc accompagnée d’haricots noirs et de riz. C’est un plat que l’on sert habituellement le samedi midi étant donné sa consistance.

Tant qu’à être au Brésil, le moment était propice pour assister à un match de soccer. Nous avons pu voir une finale de l’état de Sao Paulo entre deux équipes professionnelles de l’endroit. Que d’ambiance dans ce stade, c’était incroyable !

Bref, ce fut deux semaines qui nous ont paru très courtes dans un pays qui possède un énorme potentiel tant du point de vue économique que socio-culturel.

Jean Richard , enseignant en techniques policières

Paul Fournier, enseignant en techniques administratives